01 octobre 2009
Le mauvais oeil !
La malédiction règne au Castillo de Acher !
Mercredi 30 septembre, prévisions météo au Somport: nuages et soleil...banco! C'est le moment d'aller enfin marcher sur les pages du livre ouvert sur le Castillo de Acher; d'autant que Lucien est partant pour une virée à la montagne.
C'est la première fois qu'on sort ensemble, Lucien et moi. Et comme il a très envie de m'accompagner dans ma HRP l'an prochain, c'est l'occasion de comparer nos niveaux respectifs.
Départ 13h du parking d'Espélunguère...des nuages...plein! Du soleil...nada!
Provision de flotte à la cascade d'Espélunguère (on n'est jamais trop prudent!)
A l'Escalé d'Aigue Torte nous aurions dû nous méfier:
Les oiseaux de mauvais augure étaient là, à sautiller maladroitement, attendant la fin de notre passage pour s'occuper de leur casse-croûte...
La perspective sur la vallée du rio Aragon semble...bouchée!!!
À 16h nous sommes au col de Acher...Le Castillo...où qu'il est le Castillo?
Moi qui voulais surprendre Lucien avec ça:
Ben...c'est raté!
À 16h 05, les capes sont de sortie...
Nous regardons la pluie tomber à l'abri d'un surplomb rocheux...
À 18h nous profitons d'une acalmie pour planter la tente...nous y resterons jusqu'à 7h30 le lendemain !
Il a plus une bonne partie de la nuit. Au matin, la pluie a cessé mais le plafond est...comment dire?...bas, c'est ça?
Nous sommes au pied du Castillo...pas question d'y monter dans cette purée de poix.
Nous prenons la sage décision de quitter ces paysages magnifiques (par soleil radieux!)
Par temps de pluie et...
...avec une belle lumière.
3h de route pour passer 13h sous la tente, coincés par la flotte...super!
Nous prenons le temps de descendre par des vallons où nous avons le bonheur de rencontrer une harde d'isards
Descente avec va et vient de bancs de brume
Encore une fois le Castillo m'a échappé...est-ce parce que j'ai trompé Christian avec Lucien?
Christian le fidèle compagnon d'infortune au Castillo! (1)
Christian le fidèle compagnon d'infortune au Castillo! (2)
T'en fais pas Christian! J'en suis quitte avec le vieil adage "Jamais deux sans trois" ! C'est fait...la quatrième sera la bonne ! On y retournera tous les 3, et cette fois-ci, il n'aura qu'à bien se tenir le Castillo!
Quant à Lucien, il ne semble pas outrageusement déçu et est prêt à repartir...
À propos, ce mercredi là était mon premier jour de retraité ! Ça commence bien non?
24 août 2009
Rendez-vous manqué...
Depuis notre escapade au Bisaurin en 2005, Christian et moi nous sommes promis de retourner au Castillo de Acher.
L'occasion s'en présente cette année avec la sortie bivouac annuelle avec mes potes de Castelnau.
Projet:
Le départ a lieu au parking du Sansannet au fond de la vallée d'Aspe.
Le premier jour nous amène au Bivouac 1, près de la cabanne de "Las Forestales".
2ème jour: Visaurin et cabane du Castillo par le puerto de Taxeras et le col d'Acher.
3ème jour: Castillo de Acher. Bivouac au même endroit, à la cabane.
4ème jour: refuge d'Arlet par le col au Nord du Lanetera et la vallée du rio Aragon.
5ème jour: retour au Sansannet par le col de Lapachouaou.
Samedi 25 juillet:

Présentation de la fine équipe
Le lac d'Estaëns
Vallée d'os Sarrios
Bivouac 1
???
Dans le plus grand restaurant du monde !
Dimanche 26 juillet

En route vers le Bisaurin
En haut, le col de Secus 
Au loin, Jean-Pierre surveille notre progression
Encore un petit effort
Et puis...
...la récompense !
Dans la descente vers le col d'o Foraton: il a plus de chance que ses potes qui se font massacrer dans les arènes, non?

Le sentier se perd...mais pas nous !
Manger !
Vue de l'Ouest
Direction...
Pause sous le Secus
Il est là !
Pourtant, après avoir mesuré le degré de fatigue du groupe, il m'apparaît évident de proposer une "variante" du circuit originel...mes compagnons ne sont guère "chauds" pour continuer jusqu'au bivouac 2 et monter sur le Castillo le lendemain. Je leur propose donc de basculer le col d'Acher par l'Est et de trouver un endroit de bivouac. Le lendemain nous irons au lac d'Arlet. Proposition adoptée à l'unanimité !
Le bivouac 2 (de remplacement !)
Lundi 27 juillet
Petit déjeuner
Descente vers...
...la vallée du rio Aragon
Cairn annonçant l'accès vers le lac d'Arlet
En montant vers le lac d'Arlet
Le lac et le refuge d'Arlet
Repas dans la brume
Mardi 28 juillet
?????
Vers le pic d'Aillary
C'est mieux sans les sacs !
Sur la crête frontière
Les ravages de l'insolation !
Sortie au resto ! (coucou au gardien)
Mercredi 29 juillet
Danse sacrée avant le départ...
Z'ont l'air en forme, non? On retourne au Castillo?
On voit notre itinéraire de départ
Brebis
C'est fini...
Malgré le rendez-vous manqué avec le Castillo de Acher, nous avons bénéficié d'un temps superbe qui nous a permis de remplir les yeux de paysages grandioses.
Quant au Castillo, à nous deux !!!
11 août 2009
De Loudéac à Camaret à vélo
Claudine, Chantal, Joël et Lionel on the road again again...
Enchantés de leur escapade sur les bords de la Loire, nos amis (sans Betty, indisponible cette année) ont décidé de remettre ça sur la presqu'île de Crozon, lieu mythique de la Bretagne.
Comme l'an dernier, nous avons défini un parcours: de Loudéac à Camaret en empruntant des voies vertes (ancienne voie de chemin de fer, canal de Nantes à Brest et les berges de l'Aulne). La renault Kangoo transporte le matériel de camping et les effets personnels de manière à rouler "léger" à vélo. Le chauffeur change chaque jour, charge à lui (elle) de préparer le pique-nique du midi et de trouver le camping du soir. Les repas du soir et les petits déjeuners sont pris dans les "estaminets" locaux.
Dimanche 2 août, 8 heures, départ de Castelnau Barbarens pour 750 Km en direction de Loudéac. Les vélos sont bien arrimés aux voitures, les malles pleines et le moral est au beau fixe.
Installation au camping de Loudéac
Lundi 3 août
Joël prend la voiture. Claudine, Chantal et votre serviteur se mettent en quête de l'ancienne voie ferrée Saint Méen-le-Grand / Carhaix transformée en voie verte pour randonneurs et cyclistes.
Les prévisions de Météo France sont...instables !
Sur notre parcours, Saint Caradec...
...et Mûr de Bretagne où Joël nous attend pour pique niquer
Lac de Guerlédan
Abbaye de Bon Repos
Gouarec
Mardi 4 août
Il a plu toute la nuit sur nos tentes à Gouarec...bien que l'employé municipal (qui ne se trompe jamais!) nous ait prédit le retour du soleil pour aujourd'hui, il pleut toujours lorsque nous mettons le nez hors de la tente...ciel bas et chargé...allez! Ne nous décourageons pas et allons à la découverte de la Bretagne authentique!
La patience est une vertu de 1ère main...à Châteauneuf du Faou nous avons pu nous remettre en selle le long du canal de Nantes à Brest puis de l'Aulne, objectif: Châteaulin.
Mécréants invoquant la grand-mère Cotantiec et priant pour le retour du beau temps à l'église de Maël-Carhaix!
Carhaix
Le long de l'Aulne
Coquet, n'est-ce pas?
Châteaulin
Des crêpes en Bretagne???
Mercredi 5 août
Argol

Arrêt pique-nique
Enfin la mer!..euh...l'océan! (à Telgruc sur mer)
Claudine à la plage...
...Jojo au bistrot !
Panorama du Ménez-Hom (330 m) (1)
Panorama du Ménez-Hom (330 m) (2)
Bruyère
A la pointe de Dinan
Et une moules frites pour clore la journée !...
...à Morgat
Jeudi 6 août
Nous partons tous les 4 pour Roscanvel, la pointe des Espagnols et Camaret. Nous laissons les tentes au camping des Pins à Crozon.
Kervéden
La rade de Brest
Pique-nique avec...
...vue sur la mer !
Camaret
Entrée au port
Pointe de Pen Hir et les tas de Pois
Vendredi 7 août
Nous décidons de suivre le sentier côtier à pied, de Morgat vers le cap de la Chèvre.
Le port de plaisance de Morgat
Un petit air méditerranéen...
Chantal et Joël nous quittent en milieu d'après-midi.
Nous allons au cap de la Chèvre avec l'automobile et finissons le séjour à Camaret au son de la musique du bagag de Quimper.
Les tas de Pois vus du cap de la Chèvre
Le bagag de Quimper
Quelques jours à la découverte d'un coin de Bretagne...suffisamment pour donner l'envie d'y revenir...
23 juillet 2009
Neufchef-Castelnau Barbarens à vélo...
...en passant par Cousances les Forges!
Ben ouais...à l'origine, le plan c'était de relier mes deux "villages nataux"! Cousances, dans la Meuse, le village qui m'a vu naître il y a maintenant...très longtemps
et Castelnau, le village qui m'a adopté il y a maintenant...un certain temps!
Et puis il y a eu Marcel, le Marcel de "René et Marcel", vous savez? Banco qu'il a dit Marcel. Alors, vu qu'il crèche à Neufchef, à environ 150 bornes au nord de Cousances, on est parti de Neufchef pardi!
Un troisième larron s'est joint à nous, Pierrot, lo Peirot de Castelnau.
Quant au copain René, des ennuis à l'épaule l'ont empêché de se joindre à nous. Il nous a manqué...mais ce n'est que partie remise!
Et c'est comme ça que par un beau matin du 7 juin:
Neufchef (57)-Lac de Madine (55): 79 Km
Départ: 8h 30
Arrivée: 17h 30
Temps effectif de roulage: 4h 40
Après être passé au bureau de vote (européennes oblige...)
Tchao Neufchef, cap plein Sud!
Plein sud pour trouver le soleil car pour l'instant, il flotte!
Le beau pays qui m'a vu naître...
...sera notre Côte d'Azur au bord du lac de Madine
Première étape riche en rebondissements météo ! Un vilain abat d'eau nous surprend à Valleroy...nulle part où se mettre à l'abri ! Bon, ben, on esr un peu "mouillé" quoi ! L'eau n'a jamais tué personne (enfin...quand elle tombe du ciel !). L'approche du lac de Madine par les "côtes de Meuse" est un plaisir pour les yeux...comme quoi il n'y a pas que les Pyrénées !!!
Marcel nous a guidé à travers les friches industrielles de la sidérurgie et des mines lorraines. Il sait de quoi il parle...il travaille encore (?) à Gandrange, au service de Mister Mittal...
2ème jour, 8 juin
Lac de Madine (55)-Cousances les Forges (55): 86 Km
Départ: 8h 30
Arrivée: 17h 30
Temps effectif de roulage: 5h
Le nouvel ami de Pierrot à Sampigny
Un p'tit bistrot comme on n'en voit plus guère et où les habitués, tôt le matin, ont "d'jà l'nez dans l'pinard" (dixit un autochtone!)
Malgré la pube de Pierrot, je n'ai pas vu cette brave Meusienne sur le parquet du rondèu!
Pensée émue à "Margot" qui, à l'âge de 10 ans 1/2 (en 1919) était envoyée par ses parents "derrière le cul des vaches" dans une ferme de ce village
Cousances, souvenirs échangés avec "la Suzette", toujours bon pied, bon oeil!
La maison familiale, inoccupée, a besoin de retrouver une nouvelle jeunesse...ma sœur de Marseille et Pierre, son mari, reviennent y vivre l'an prochain...bon courage!
Après un petit coucou au Jean et à la Margot à leur ultime demeure, l'usine où mon père s'est échiné toute sa vie...
...il n'en reste plus rien
Nous n'allions pas repartir de Cousances sans aller faire une "bonne bouffe" avec la Bernadette, une fille de cousances qui s'est longtemps occupée avec dévouement du Jean et de la Margot...ce qui fut fait au "Cheval Blanc" à Chamouilley (établissement que je recommande). Et encore merci pour l'accueil Bernadette!
Deuxième étape pleine de souvenirs. J'ai passé toute mon enfance dans ce sud meusien au milieu des bois et des champs. Mes parents y ont passé toute leur vie. Comme je le souligne sous une photo, ma mère a commencé à 10 ans 1/2 sa vie active. Elle était la seconde d'une famille de 15 enfants ! Et, en ces temps là, on faisait des enfants pour qu'ils soient "rentables" le plus tôt possible...elle adorait l'école à laquelle elle n'a jamais eu accès.
Mon père a bossé toute sa vie dans une fonderie. Il exerçait le métier de "mouleur à main". Cherchez pas, ça n'existe plus. C'était un boulot dur qui vieillissait prématurément ceux qui l'exerçaient. Ajoutez à ça qu'après ses heures d'usine il travaillait aux champs et aux coupes de bois pour améliorer l'ordinaire de sa famille, alors vous comprendrez que j'admire ce Jean qui n'a jamais rien connu d'autre que le labeur.
Je les embrasse tous les deux, où qu'ils soient.
3ème jour, 9 juin
Cousances les Forges (55)-Bar sur Aube (10): 98 Km
Départ: 8h 30
Arrivée: 18h
Temps effectif de roulage: 6h 10
C'est parti pour la traversée de la France! Oh! pas bien compliqué: une règle, un crayon, tracer une ligne Cousances-Castelnau et descendre gentiment en n'oubliant pas de pédaler!
Et, pédaler, c'est rien de le dire avec le nez dans le vent autour du lac du Der!
En attendant que l'orage passe...
Étape du jour: Bar sur Aube. Le camping n'existe plus! Heureusement, le Saint Pierre est un établissement des plus accueillants...et avec un chef...je vous dis pas!
Pour ceux qui ne connaissent pas, je recommande un visite au lac du Der, près de Saint Dizier, en Haute Marne. Réservoir artificiel de 4800 Ha, il est une étape obligée pour nombre d'oiseaux migrateurs, notamment les grues cendrées. A découvrir l'architecture très particulière des habitations mariant la terre et le bois.
Cette étape a été "redoutable" à cause du fort vent qui soufflait. Je me souviens qu'à l'approche de Bar sur Aube, en roue libre, dans une descente, le vélo s'arrêtait ! Il fallait pédaler comme un dératé pour avancer péniblement à 10 à l'heure !
4ème jour, 10 juin
Bar sur Aube (10)-Montbar (21): 101 Km
Départ: 8h 10
Arrivée: 18h
Temps effectif de roulage: 6h 20
Traversée des vignobles de Champagne
Résurgence de la Douix à Chatillon sur Seine...lieu magique et mystérieux, propice aux révélations...

L'arrivée sous la pluie ne nous inspire pas pour aller planter la tente. Le "Buffon" possède, lui aussi, un chef....
Cette étape nous amène à traverser le vignoble de Champagne...hé oui ! Il n'y a pas que Reims ou Épernay ! L'Aube produit sa part de Champagne. Et à voir les vignes accrochées aux coteaux, sa production est loin d'être négligeable !
Nous avons franchi l'Aube et la Seine...ça sent la Loire !
5ème jour, 11 juin
Montbar (21)-Lac des Settons (58): 85 Km
Départ: 8h 30
Arrivée: 18h 30
Temps effectif de roulage: 5h 40
Nous abordons le Morvan, ses lacs, ses forêts et ...ses côtes!

Camping au lac des Settons
A voir sur la route: Semur en Auxois. La légende raconte que Semur fut bâtie par Hercule lors de son retour d'Espagne. Toujours est-il que Semur est une ville médiévale qui mérite plus qu'un "arrêt vélo". Elle renferme des trésors architecturaux que nous n'avons fait que "deviner".
Cette journée nous amène dans le Morvan. Une des plus belles régions traversées. Des forêts, des lacs, une campagne belle comme au premier jour...on ne sent pas trop l'empreinte de l'agriculture productiviste !
La petite route qui mène de Saulieu aux Settons est un vrai régal. On oublie tout...les côtes et la chaleur !
6ème jour, 12 juin
Lac des Settons (58)-Décize (58): 86 Km
Départ: 8h 45
Arrivée: 17h 30
Temps effectif de roulage: 5h 10
Le lac des Settons
Table d'orientation à Château-Chinon...
Château-Chinon
Le long du canal du Nivernais
Un camarade VTTiste qui nous a amené "direct" au camping de Décize
Nous quittons le lac des Settons pour aller à Châteu-Chinon...la ville de Tonton...le Tonton d'avant 83, je précise ! Il faut se la gagner la ville de Nevers...plus on monte et plus ça grimpe ! A Castelnau, on se croirait dans les Landes ! Bien sûr, la récompense c'est la descente vers Moulins-Engilbert !
Nous attrapons le chemin de halage du canal du Nivernais qui nous amène tranquillement à Decize, ville moyenne de 6000 habitants mais suffisamment grande pour qu'on s'y perde ! Heureusement, un gaillard sympathique en VTT nous guise à travers la ville pour nous mener au camping établi sur un "île" entre deux bras de la Loire.
7ème jour, 13 juin
Décize (58)-Montmarault (03): 86 Km
Départ: 8h 45
Arrivée: 17h
Temps effectif de roulage: 5h 25
Voilà...nous avons franchi la Loire à Décize...l'Occitanie pointe le bout de son nez
Journée très chaude. Le camping municipal n'existant plus...Appétissant, non?
Étape qui a semblé longue à cause de la chaleur. C'est la première journée aussi "chaude". Les arrêts sont plus fréquents, les routes ombragées fort appréciées. La traversée de Moulins s'effectue sans encombre. La dernière ligne droite (et vraiment droite!) qui longe la E62 entre Le Montet et Montmarault semble interminable sous la canicule...elle ne fait pourtant que 11 Km ! Son tracé en "montagnes russes" en plein "cagnard" y est sans doute pour quelque chose...Le repas à l'ombre et à la fraîcheur naissante sur la terrasse de l'hôtel nous réconcilie avec la vie !
8ème jour, 14 juin
Montmarault (03)-Auzances (23): 68,5 Km
Départ: 8h 15
Arrivée: 15h
Temps effectif de roulage: 4h 20
Au fond, les contreforts du Massif Central
A l'abri de l'orage
Après l'orage
Au bord du lac d'Auzances
La réponse à la chaleur caniculaire d'hier sont les orages d'aujourd'hui avec lesquels nous jouons à cache-cache. Nous posons les tentes au bord du lac d'Auzances où les nouveaux gérants du camping nous accueillent à bras ouverts !
9ème jour, 15 juin
Auzances (23)-USSEL (19): 77 Km
Départ: 8h 40
Arrivée: 18h
Temps effectif de roulage: 4h 50
Encore et toujours !

Et 3 chocolats chauds !
Pique-nique...
...sous la pluie !
Échanges avec des "locaux" avant d'affronter les 30 derniers Km qui nous séparent d'Ussel sous une pluie battante...
La pluie tombe droite et dru par la fenêtre du cabanon du camping où nous prenons notre petit déjeuner. "C'est parti pour la journée pronostique Marcel !" T'ain, il a le moral lui ! Bon, alors? On y va? C'est parti...
2 Km de montée pour arriver au village d'Auzances et...la pluie cesse ! C'est-y pas miraculeux? Le coup de pédale devient alors plus souple et plus nerveux. La route est quand même agréable malgré les nuages noirs inquiétants. Arrêt pique-nique à l'étang de la Mébuze...pique-nique que nous terminons à l'abri dans les vestiaires du complexe sportif proche !
Nous reprenons la route sous la pluie et faisons halte dans un café à La courtine où nous attendons 17h, heure à laquelle le pilier de comptoir local se lève et libère le bouton qui fait tomber la pluie et sur lequel il est assis ! (c'est ce que nous disent les autres piliers!). Mais à 17h la pluie tombe toujours aussi dru...alors nous roulerons les 30 Km qu'il nous reste à faire sous une pluie battante et arriverons trempés à Ussel.
10ème jour, 16 juin
USSEL (19)-Arnac (15): 86 Km
Départ: 8h 30
Arrivée: 19h
Temps effectif de roulage: 5h 40
Le lendemain, la météo est plus souriante
Les gorges de la Dordogne
Un homme heureux !
Sur le barrage de l'Aigle
Coup de peigne indispensable avant de se remettre en selle !
Préparation psychologique avant d'attaquer le 2ème "rampaillon" de la journée !
Au bord de ce lac existait, jadis, un camping...
...nous sommes mûrs pour nous "cogner" le 3ème rampaillon sévère de la journée, jusqu'au village d'Arnac...
...où l'amabilité des habitants nous ouvrira les portes de l'épicerie...
...et nous invitera à planter nos tentes sur un terrain communal, juste à côté du robinet, là-bas...
Pierrot doit changer sa roue arrière qui a pris un "pet" dans une ornière. Sitôt fait, nous prenons la direction des gorges de la Dordogne par le barrage de l'Aigle. Journée "grimpettes"...nous avons effectivement notre dose de côtes! La dernière nous amenant à Arnac où, comme son nom l'indique, le camping annoncé sur les panneaux n'existe plus! Nous décidons au village où nous plantons nos tentes (voir commentaires photos ci-dessus).
11ème jour, 17 juin
Arnac (15)-Figeac (46): 83 Km
Départ: 8h
Arrivée: 16h
Temps effectif de roulage: 5h 10
Après avoir réparé une chaîne cassée à la sortie d'Arnac, la journée s'annonce prometteuse

Sousceyrac
Un appel de René
La France qui change chaque jour

Soirée mécanique au camping de Figeac...chaînes graissées à l'huile Lesieur "coeur de tournesol" aimablement fournie par des voisins de tente !
Belle étape qui emprunte de petites routes boisées. Il fait chaud...l'arrêt "Magnum aux amandes" s'impose!
12ème jour, 17 juin
Figeac (46)-St Antonin Noble Val (12): 96 Km
Départ: 8h 15
Arrivée: 18h
Temps effectif de roulage: 5h 50
Figeac
Le Lot
L'Aveyron
Le marché de Villefranche de Rouergue
Vite ! Un peu d'ombre !
Camping à St Antonin
Figeac étant dans une cuvette, pour en sortir il faut avoir les mollets aiguisés! Ça tombe bien, depuis le départ de Neufchef, les dits mollets sont au top! Alors, les grimpettes, "no problèmo!".
Le Lot est jaune des orages subis en amont. A Laguépie, les eaux claires de la Viaure se mêlent aux eaux jaunes de l'Aveyron . C'est le jaune qui l'emporte! Et les façades colorées de St Antonin associées au jaune de la rivière donnent à la cité un air étrange...St Antonin se laisse agréablement découvrir au gré de ses ruelles et de ses édifices.
12ème jour, 17 juin
St Antonin Noble Val (12)-Castelnau Barbarens (32): 140 Km
Départ: 8h 45
Arrivée: 19h 45
Temps effectif de roulage: 7h 20

St Antonin Noble Val et l'Aveyron (jauni par les orages en amont)
Penne
La Garonne
Vélo attendant son maître
Castelnau !
Initialement la dernière étape devait être 2 étapes! Mais la proximité de Castelnau et l'odeur de l'écurie...Sans doute une erreur de notre part. Le retour direct par Montauban a été la moins belle étape de la traversée. Il aurait mieux valu prendre deux jours pour découvrir Puycelci, Monclar de Quercy et le Frontonnais...
En conclusion, il n'est pas forcémént besoin de prendre un Airbus pour le Népal...les émotions et les sensations que nous recherchons sont à portée de main pour un budget modeste...un peu de temps, une condition physique "en bon état" et c'est parti pour découvrir, chaque jour, de nouveaux paysages, de nouveaux habitats, de nouvelles rencontres.
A renouveler...sans modération!
22 septembre 2008
Le tour du Gers à vélo
Depuis le temps que mes potes Marcel et René me demandaient de leur organiser une balade à vélo dans le Gers !
C'est fait...le circuit, au départ de Castelnau-Barbarens comprend 6 étapes sur 7 jours. Pierrot, invité local s'est ajouté au trio qui, comme les trois mousquetaires, s'est retrouvé à 4...bon présage pour cette randonnée gasconne !
Les 4 mousquetaires:

René, Pierrot, Marcel et Lionel
Itinéraire:
Je ne vais pas trop faire de " baratin " sur le déroulement de la balade, je préfère que vous visionniez les images pour vous donner envie de venir dans notre belle région.
Le Gers est composé essentiellement de " côtes qui montent " et de " côtes qui descendent ". Personnellement, j'ai le sentiment que les montées sont bien plus nombreuses que les descentes...mais on s'y fait !
A noter les rencontres que nous avons faites sur le parcours, à commencer par Daniel et son épouse à Lombez, des amis Lorrains de Marcel venus s'implanter dans notre région, l'heure de la retraite venue. Merci pour leur chaleureux accueil et rendons-leur grâce d'avoir fait découvrir le " picon bière " à Pierrot !
La "Librairie-Tartinerie" à Sarrant, petit havre de paix et de repos...
Véronique et Patrick, nos hôtes du gîte d'étape des pélerins de Compostelle à Lectoure qui ont accueilli en leurs murs les mécréants que nous sommes !
La famille du camping à la ferme du " Couloumé " à Montréal du Gers avec un clin d'oeil particulier à Walter, le marionnettiste maison, qui a si bien su faire le lien entre l'Amérique et la France !
Et puis tous ceux rencontrés au hasard de notre périple...
Samedi 13 septembre
Castelnau Barbarens-Samatan par Saramon, la vallée de la Lauze, Simorre, Sauveterre, Lombez et Espaon.
(clic sur l'image pour découvrir les photos de l'étape, utiliser la fonction diaporama sur Picasa)
Photos de Marcel, René et Lionel
Dimanche 14 septembre
Samatan-Mauvezin par le château de Caumont, l'Isle Jourdain, Cologne, Sarrant.
Lundi 15 septembre
Mauvezin-Lectoure par Maubec (82), Saint-Clar.
Mardi 16 septembre
Lectoure-Montréal par Lagarde-Fimarcon, La Romieu, Condom, Larressingle, Fourcès.
Mercredi 17 septembre
Montréal-Plaisance du Gers par Séviac, Éauze, Manciet, Lupiac.
Jeudi 18 septembre
Plaisance du Gers-Castelnau par Marciac, Mirande, Seissan.
L'intégralité du circuit en diaporama
21 août 2008
La Loire à vélo
"La Loire à vélo", un topo édité par les régions "Centre Val de Loire" et "Pays de la Loire". C'est en nous aidant de ce topo bien fait que nous sommes partis vers Blois, les vélos solidement arimés aux voitures!
Claudine, Chantal, Betty, Joël et Lionel on the road again again...
Les moyens: 5 vélos et 1 voiture chargée de transporter le matos. Le chauffeur change tous les jours et a pour mission de préparer le pique-nique de midi et de se rendre au camping retenu pour le soir.
Départ de Castelnau Barbarens (32) le samedi 2 août en direction du camping de Muides sur Loire où nous installons notre 1er campement. Blois est à 20 Km, nous laissons la 2ème voiture à proximité de la gare. La rando finit à Angers, Joël prendra le train pour la récupérer le dernier jour (quelle organisation!)

Muides sur Loire, départ de l'aventure à vélo
C'est parti!
Dimanche 3 août.
C'est à moi qu'échoie le "privilège" de conduire la voiture. Auparavant j'accompagne, à vélo, mes petits camarades jusqu'à Chambord où nous avons repéré une coquette masure!!!
Y'a pas à dire, ils savaient vivre les aristos!
Après un solide petit déjeuner nous faisons le tour du château de Chambord. Le temps est...ce qu'il est ma foi! On fera avec!
J'abandonne l'équipe pour rejoindre la voiture au camping et faire les courses du pique-nique. Rendez-vous à Blois, au bord de la Loire. A l'épicerie de Muides un monsieur m'annonce de la flotte pour toute la journée de demain...profitons donc d'aujourd'hui!
Pique-nique à Blois...
...au bord de la Loire
3 jolies fleurs
Notre itinéraire nous conduit à Chaumont sur Loire en passant par Candé sur Beuvron. Je m'y rends en voiture tandis que les autres se font les mollets dans les coteaux. Lorsqu'ils arrivent les tentes sont montées et nous pouvons nous rendre au château où une exposition de jardins nous attend dans le parc. Le soleil est de sortie, il fait presque chaud! Balade agréable au milieu de ces jardins où les "créateurs" s'en sont donnés à cœur joie. Comme toujours, il y a "à boire et à manger"...des trucs qui plaisent d'autres moins...Jugez par vous mêmes.
Le château de Chaumont sur Loire
Lundi 4 août
Il avait raison le type de l'épicerie, il flotte!
C'est Claudine qui en a de la chance de piloter le véhicule à moteur aujourd'hui! Et pour en rajouter un peu, notre itinéraire nous amène à emprunter un chemin de terre...terre + pluie = boue! Mais le moral est au beau fixe lui! La pluie n'a jamais tué personne, elle n'est que...mouillée! Nous rencontrons en chemin deux jeunes filles qui ont bivouaqué en bordure de Loire. Elles quittent leur emplacement sous un abat d'eau qui nous amène à nous mettre à l'abri sous des arbres.
Un abri...sommaire!
L'eau du ciel se mêle à l'eau de la Loire
Nous poursuivons notre route. Claudine nous attend à Chargé, dans une cave...rien de tel pour nous protéger de l'eau...peut-être un peu moins du vin de Touraine! A signaler une première crevaison (Lionel) résolue grâce à la chambre à air de secours ! (il y en aura d'autres!)
Boire un petit coup c'est...
Accueil fort sympathique du vigneron. Nous dégustons blancs et rouges de bonne facture...et, tant qu'on parle de facture, nous en laissons une jolie à notre hôte...un camion amènera quelques 90 bouteilles dans le Gers en septembre !!!
Le temps étant toujours aussi incertain nous pique niquons dans le stand de dégustation avec les bouteilles de dégustation ! Le café nous sera servi en prime ! Elle est pas belle la vie ?
Un vigneron...
...très accueillant !
Il est temps de reprendre la route pour nous rendre au château de Chenonceau. Nous quittons les coteaux du val de Loire pour ceux du Cher. Le soleil est revenu ou bien est-ce le petit vin de Touraine qui nous met du soleil dans la tête ? 2ème crevaison (Joël) avant d'atteindre Chenonceau. La chambre à air de secours est...dans la voiture ! Claudine rapplique pour nous porter secours.
Nids d'hirondelles à Chenonceau
Hirondelles
Nous prenons le temps de visiter Chenonceau. Si les murs pouvaient parler...mais nous ne sommes pas encore rendus à Saint Avertin, à proximité de Tours, lieu de notre camping du soir. Nous y serons vers 20 heures pour y déguster 3 pizzas géantes arrosées d'un petit rouge de Chargé, le tout, à la frontale !
Au camping, à St Avertin
Mardi 5 août.
C'est Betty qui "est de voiture". Nous lui donnons rendez-vous à Tours pour le petit déjeuner. Pénétrer dans la ville est un vrai régal pour les vélos. La ville est pourvue de pistes cyclables sécurisées.
A vélo dans Tours
Nous en ressortons...
...aussi facilement que nous y sommes entrés. Nous rejoindrons Betty à Villandry en passant par Savonnières, sur le Cher, un ancien port fluvial où l'association "Les Bateliers du Cher" a reconstitué un chantier naval médiéval. Sur la Loire, sur le Cher et, plus tard, sur la Vienne et la Maine nous pouvons observer et admirer de magnifiques gabarres, gréées pour la plupart.
Gabarres
Chantier naval médiéval à Savonnières
Villandry: le château et son parc. Après le casse-croûte les garçons s'adonnent aux joies de la sieste tandis que les filles, plus courageuses, s'en vont admirer les jardins du château. L'après-midi s'annonce chaud...longer la Loire apporte un peu de fraîcheur. Et, comme l'aurait dit le prince Charmant, une bonne bière s'impose au pied du château de la Belle au Bois Dormant à Rigny-Ussé, notre étape du jour.
Le château de la Belle au Bois dormant
Nous n'allions tout de même pas passer à proximité de Bourgueil sans aller y faire un tour pour y déguster la spécialité locale....le couscous arrosé au Bourgueil !
Mercredi 6 août
Au tour de Chantal de piloter la "Kangoo".
Chantal et Claudine partent en voiture à Azay le Rideau. Betty, Joël et moi préférons pédaler. Nous nous donnons rendez-vous à Chinon, sur la Vienne, où Claudine reprendra son vélo.
Azay le Rideau
Elles reviennent enchantées de leur visite à Azay. Quant à nous, la progression vers Chinon nous amène à traverser une campagne parsemée de petits châteux disséminés parci, par là...
Sur la route de Chinon
Chinon, petite ville très agréable. Nous prenons le temps de déambuler dans les rues. Au-dessus de nous, le château veille. Chantal reprend la voiture pour installer le pique-nique à Candes St Martin, une vingtaine de Km en aval, à la jonction de la Vienne avec la Loire. Mais à Candes, je n'y suis pas encore...je crève pour la seconde fois ! Pas de problème, la chambre de secours est "rustinée", il n'y a plus qu'à la mettre...Ah, les mains noires après la réparation !
La Vienne à Candes St Martin
Je profite de l'arrêt à Candes pour réparer ma chambre crevée (on ne sait jamais !). Pourtant celle-ci ne me sera d'aucune utilité lorsque ma chaîne cassera dans la première côte ! Je suis maudit ! Quelqu'un m'a jeté un sort !
Chantal me récupère dans un bar où je faisais "contre mauvaise fortune bon coeur" devant un sorbet aux fruits rouges...on compense comme on peut ! Nous allons donc tous les deux vers notre destination du jour, un camping que nous trouverons après avoir tourné un bon moment dans la campagne saumuroise.
La Loire à Saumur
Jeudi 7 août
J'emmène Joël à la gare de Saumur afin qu'il prenne le train pour Blois. Son véhicule récupéré, il nous rejoindra à Saint Mathurin où nous avons prévu le pique-nique. Pendant ce temps, ces dames pédalent et je pars à la recherche d'un mécano qui voudra bien remplacer ma chaîne.
La Loire à St Mathurin
Betty, Chantal et Joël nous quittent le soir même, à côté d'Angers, pour redescendre dans le Gers où des agapes les attendent ! Claudine et moi nous octroyons un jour supplémentaire.
Vendredi 8 août
Nous quittons le camping de bonne heure pour nous rendre à La Possonière d'où nous pourrons emprunter des chemins qui longent la Loire, en amont et en aval. C'est une belle journée qui commence par une 3ème crevaison (faut pas changer les habitudes !). Changer la chambre, réparer, tout ça en un clin d'oeil ! Nous n'aurons plus de mauvaise surprise, bien au contraire...longer ce fleuve magnifique à l'allure de cyclistres "contemplatifs" n'apporte que du bonheur...
Le dernier fleuve libre d'Europe
15 août 2008
Bivouac en Ariège
Les randonneurs: Betty, Chantal, Jean-Marc, Christian et Lionel.
Pensées spéciales à Martine, Michel, Évelyne et Philippe qui n'ont pu se joindre à nous pour cette belle balade...
4 petits jours cette année pour le bivouac dans nos Pyrénées adorées...après la rando itinérante du Port de la Bonaiga au refuge de Certascan l'an dernier (Tapas à 100 balles?), cette année nous basculons côté Nord de la frontière pour nous retrouver en Ariège, dans le secteur de l'étang d'Araing.
Départ le dimanche 27 juillet en fin d'après-midi pour planter le bivouac près d'Eylie, point de départ de la balade le lundi matin.
1er bivouac à Eylie
La météo est "couci-couça", à l'image de l'été 2008...
Lundi 28 juillet
Tout le monde debout de bonne heure pour attaquer les premières pentes qui nous mèneront au col de la Serre d'Araing à 2221 m, juste au-dessus de l'étang en passant par les "friches industielles" des anciennes mines de la station de Rouge (1550 m) et de Bentaillou (1870 m) situées sous les pic de Serre Haute et de l'Har. De 1849 aux années 50 les paysans locaux reconvertis en mineurs y extrayaient du minerai de plomb argentifère et de zinc.
Dès le départ, "ça grimpe sec!"...pas de transition, l'Ariège mérite sa réputation avec ses pentes raides qui s'élèvent rapidement. Il est tôt et il fait déjà chaud. La première partie en sous-bois nous protège des rayons du soleil. Après une dernière pause à l'ombre, il faut bien s'aventurer en terrain découvert!...
La prochaine halte de fraîcheur se fera à l'ombre de pylônes rouillés!
Passé le col de la Catauère nous découvrons le Maubermé et le pic de Serre Haute
Nous laissons les anciens bâtiments des mines de Bentaillou sur notre gauche et attaquons la pente qui mène au col.
Au col de la Serre d'Araing (au fond, l'étang d'Araing)
Arrivés au col, nous décidons d'aller planter les tentes près du 1er laquet (2283 m) sur le chemin du pic de Haute Serre que nous avons l'intention d'aller saluer le lendemain. Le cadre est grandiose et la salle de bain tip top!
Le laquet-salle de bain
A quoi rêvent les jeunes dames ?
La brume envahit le bivouac doucement dans la soirée. Quelques coups de tonnerre dans la nuit, quelques gouttes et le lendemain matin...
"Notre" laquet au lever du jour
Mardi 29 juillet
La mer de nuages nous masque les vallées. Le pic de Serre Haute est, lui, bien visible. Le petit déjeuner avalé, nous nous mettons en marche, n'emportant que le nécessaire dans deux sacs à dos. La progression est aisée, les deux cairns, bien en évidence sur la crête, nous indiquent la direction.
Un premier ressaut avant le portillon d'Albe que nous devinons juste en face. Nous allons jusqu'au portillon pour découvrir la sierra de Pica Palomera et, en arrière plan, le massif de la Maladeta bien pris au piège dans ses nuages. Il souffle un vent à décorner les boeufs!
Le portillon d'Albe
Le Maubermé et la vallée du rio Unibla vus du portillon d'Albe
Au fond, le massif de la Maladeta
L'ascension du pic de Serre Haute se fait donc par l'Espagne par un pierrier plein de...cailloux!
Pierrier au pic de Serre Haute
Un cairn de bonne tenue signale le sommet. Nous restons un moment à l'abri du vent. Les regards se portent aux quatre points cardinaux, limités qu'ils sont par les mers de nuages qui persistent.
Nos redescendons casser la croûte au bivouac près du laquet.
Au début de l'après-midi nous plions les tentes et amorçons la descente vers le refuge de l'étang d'Araing non sans avoir gravi les pentes du pic de l'Har à partir du col de la Serre d'Araing.
Au sommet du pic de l'Har
Descente vers l'étang, passage sous le barage et arrivée au refuge où Anoura, l'aimable gardien, nous autorise à bivouaquer à proximité. Rendez-vous est pris en soirée pour fêter (?) mes 59 années de présence sur cette Terre (bel effort, n'est-ce pas?).
En attendant, l'eau de l'étang nous appelle et nous lui répondons par une baignade que seuls les lacs d'altitude peuvent offrir.
La fin de la journée verra un torride tournoi de UNO impulsé par notre petit camarade de rencontre Jonathan...
Mais qu'est-ce?
C'est la bouteille de champagne apportée dans son sac, jusqu'au refuge, par Christian en l'honneur des mes 59 printemps! C'est beau l'amitié!
Champagne et gâteau partagés avec Anoura, Pauline et deux amis Canadiens rencontrés ce jour...
Mercredi 30 juillet
Objectif: le pic de Crabère par le col d'Auéran.
Le Crabère: droit devant! (enfin, en tirant des bords!)
Au sommet
L'étang et le refuge, en bas.
Avant de regagner le refuge et les eaux douces de l'étang, nous poursuivons le GR 10 en quête d'un endroit pour manger et siester!
Le retour passera par les anciennes mines de fer de Blende, sous le Crabère
Nous sommes attendus!
UNO...la revanche!
Jeudi 31 juillet
C'est le retour vers Eylie et vers la voiture par le col des Cos (col Ducos?
)...un couscous nous attend ce soir à Castelnau!
Le col des Cos
Retour au point de départ...
Aucun d'entre nous ne connaissait vraiment l'Ariège.
Pour ma part, mon premier "vrai" contact a eu lieu en mai lors d'une sortie au mont Valier avec les MUL.
Ce court séjour nous a permis d'en apprécier sa beauté sauvage et nous renforce dans l'idée que Maubermé, Mont Rouch, Montcalm et autres pic des trois seigneurs méritent qu'on s'intéresse d'un peu plus près à eux!
Toutes les photos ICI
25 juin 2008
Des MUL au Valier
Vendredi 20 juin.
Prenant un peu d'avance sur mes petits camarades, je démarre du parking de la vallée du Riberot sur les coups de 15 heures, direction le cap des Lauzes et + si affinité....
Fabienne, Sabine, Thierry, Frédéric, François-Luc et Claude ont rendez-vous sur ce même parking le soir même. Ils démarrent la balade le samedi matin.
Il fait beau et chaud...on va pas se plaindre après le printemps pourri qu'on vient de traverser! Le début de la balade s'effectue dans les sous bois. L'ombre procure une fraîcheur appréciable...qui ne dure qu'un court moment car la pente me fait monter à température rapidement!
La fraîcheur du sous bois et le glou-glou du torrent
Les conditions de marche sont bien plus agréables que lors de la reconnaissance 3 semaines auparavant pluie et froid étaient nos compagnons!
Au passage de la cabane d'Aouen, Inda, le patou des Pyrénées, n'est pas là, les brebis non plus. Je remarque que les sommets sont accrochés par la brume et que celle-ci a tendance à descendre...et moi je monte! Sûr, on va finir par se rencontrer!
C'est chose faite au cap des Lauzes. Pas la peine de lever la tête pour chercher des repères visuels...je continue le GR 10 vers le col de Laziès.
Je devine le passage du col à l'épingle que fait le sentier. Aucun endroit pour poser la tente. Mes pas m'amènent à un autre col, juste avant que le chemin ne plonge vers le l'Étang d'Ayes. Ici un replat accueillant pour une Zoïd...
Après le soleil, une brume épaisse
Sensation étrange que de se retrouver seul dans cet environnement bouché et feutré. Ça me rappelle des soirées solitaires de la HRP (l'orage en plus!). J'ai une pensée aux copains d'en bas...
Samedi 21 juin.
Au réveil la configuration a bien changé! Temps superbe, ciel bleu de chez bleu! Face à moi, plein Sud, le passage vers le pic du Craberou. Un caoua et vamos!
C'est mieux, non?
Il faut s'aider un peu des mains pour accéder aux estives qui mènent au Craberou. Du pic, une vue superbe sur la plaine ariégeoise au Nord et sur les sommets encore enneigés au Sud.
Je me dirige vers la cote 2162 d'où je pourrai voir arriver une "bande de MUL". C'est bien ces petites fourmis qui arrivent au cap des Lauzes sur les coups de 10h 30. Je fais de grands signes avec le chapeau mais d'en bas, je pense qu'ils ne doivent pas voir grand chose. Je fais alors demi-tour vers le Craberou, lieu de notre rencontre.
La jonction a lieu vers midi. Bien heureux de revoir Fabienne, Thierry et François-Luc, Sabine et Frédéric (avec qui j'avais reconnu le parcours) et de faire connaissance avec Claude, un ami de Fred. Manquent à l'appel Coyotte 26 reparti dans son Japon d'adoption, Ith, Zaack77 et Pat bien sûr, tout occupé qu'il est à baratiner les corps médicaux!...une petite pensée amicale...
L'après-midi nous longeons les crêtes pour nous rendre à la cabane des Espugues, point de départ pour l'assaut du Valier demain matin.
Cabane des Espugues, lieu de vie des souris (les bêtes, hein!) locales!
Nous arrivons assez tôt à la cabane (15h 30) ce qui laisse tout loisir à la douche dans le mince filet d'eau que nous procure gracieusement une source à proximité. Le paysage alentour mérite toute notre attention. Au Sud, les Lauzets et le col de Pécouch avec, à sa gauche, le Valier. Nous faisons et refaisons le tracé d'accès au col!
La soirée se passe gentiment entre photos, sieste et étude de la psychologie ariégeoise du Couseran avec un montagnard qui nous a rejoint à la cabane! Et il nous tient un cours magistral, le bougre!
Pastis avant les nouilles chinoises, alcool de quetsches après la compote de pomme et...au lit!
Highpic y a vu l'oeil de Dieu!
Les génies des estives
Dimanche 22 juin
5 heures du mat' j'ai des frissons....le réveil de Highpic fait son office: il réveille toue la chambrée! Notre guide spirituel prend le temps nécessaire pour se réveiller comme il faut...
Dur dur...
Le vent a soufflé fort cette nuit après que les cloches des chevaux se soient tues...c'est dire le confort de sommeil!
Ce dimanche matin, ciel clair. Les étangs, 150 m plus bas attendent notre passage. A 6 heures la joyeuse troupe se met en branle. Les dames sont guillerettes et les messieurs de fort bonne humeur...un dimanche qui démarre bien quoi!
Étang d'Auruech
L'approche du col de Pécouch se fait par un bon sentier bien marqué. C'était bien la peine de se crever les yeux la veille au soir pour repérer un passage! Le départ matinal nous amène à cheminer à l'ombre. Ce n'est qu'à proximité du col que le soleil nous salue.
De l'ombre à la lumière
Au col de Pécouch
Un bon névé nous amène doucement jusqu'au col sans crampons. De l'autre côté c'est encore la nuit. Nous distinguons le refuge des Estagnous où doivent se préparer une cohorte de randonneurs ayant le même objectif que le nôtre! D'ailleurs les premières "files" se détachent sur la neige en contre bas.
Le refuge des Estagnous
Centre de gravité bien réglé
Tu passeras le névé (proverbe ariégeois)
Quant à nous, nous évitons de descendre au refuge pour ne pas trop perdre d'altitude. Highpic nous ouvre la voie à coups de crampons à flanc d'un névé pour rejoindre la trace vers 2300 m. Il en reste 500!
Nous déchargeons les sacs des objets superflus pour gravir le Valier "allégé". Je remercie au passage mes camarades MUL qui ont permis au vieillard que je suis de grimper sans rien sur le dos. Qu'ils en soient remerciés pour des siècles et des siècles!
Au col de Faustin
Les 200 derniers mètres se font tranquilou, crampons déchaussés. En haut c'est, comment dire...c'est...c'est...
Highpic en manque d'oxygène!
...c'est divin!
Après avoir salué mes collègues gascons du club de rando d'Ornezan qui avaient annoncé leur ascension du Valier dans la "Dépêche" (tant qu'à faire!), nous entamons la descente. La prudence s'impose avec une neige ramollie. D'ailleurs je me livre aux joies toutes relatives d'une glissade improvisée!
L'étang Rond, au-dessus l'étang Long encore gelé
Après avoir récupéré nos affaires nous descendons au refuge pour y casser la croûte devant une bonne bière bien méritée! Les randonneurs gersois font fi de la MUL attitude avec les terrines en verre de pâté, les bouteilles de St Mont et les saucissons de Trie sur Baïse! Il a bien fallu monter tout ça au refuge! Comme quoi les vérités sont multiples dans ce bas monde!
Bouffe MUL
Bouffe gasconne!
Puis c'est la longue descente vers le parking...des cailloux, des cailloux et encore des cailloux...j'ai la plante des pieds en feu! Heureusement, la monotonie de cette descente est interrompue par la fraîcheur des cascades que nous rencontrons en chemin.
17 heures...la délivrance...enlever les godasses, faire trempette et siroter la bière que mes camarades MUL avaient pris la précaution de mettre au frais, dans le torrent, la veille avant de grimper!
Encore une sortie fort réussie...je les embrasse tous!
15 mai 2008
Pédaler et marcher..c'est la même!
Y'a pas que Stevenson !
Il y a René, Marcel et Lionel qui ont parcouru les Cévennes (Sud) non pas avec un âne mais à vélo...
Les "bêtes" sont prêtes...
Jeudi 1er mai, Vedène - Anduze par le pont du Gard
Vedène, proche banlieue d'Avignon: les vélos sont prêts depuis la veille. Nous passons à Avignon pour apporter symboliquement notre soutien aux manifestants du 1er mai. Marcel a failli faire "le coup de poing" avec un type qui l'accuse d'avoir rayé son scooter rutilant !...C'est bon tout ça, la manif, le scooter, autant d'excitation ne peut que nous encourager à aller nous perdre dans les gorges profondes du pays cévenol !
Du pont d'Avignon au pont du Gard...
Objectif de la journée: Anduze, porte des Cévennes.
Itinéraire "mise en jambes" sans grosse difficulté et qui nous amène à traverser la campagne gardoise à travers vignobles et coteaux en longeant le Gardon. Il fait beau, la vie est belle !
Accueil sympathique au camping. La Zoïd est top, René et Marcel font chambre commune dans une D4 3 places qu'ils se partagent sur le vélo...première nuit légèrement perturbée par les mélodies nasales des uns et des autres...
Camping à Anduze
Vendredi 2 mai, Anduze - St André de Valborgne par Mialet
Étape plus courte aujourd'hui. Elle nous rapproche des premières difficultés, entendez par là "les côtes" !...Le détour par Mialet et le pont des Camisards est un test pour les mollets !
Nous retrouvons la vallée du Gardon à St Jean du Gard. Il a des airs plus "sauvage", engoncé qu'il est dans des gorges étroites. Il nous accompagne jusqu'à Saint André de Valborgne où le camping est fermé!...mais les portes sont ouvertes ! Alors nous y plantons tout de même nos tentes. Le Gardon, en contre bas, fait une excellente salle de bain !
Visite du village, accueil très chaleureux des "locaux" qui poussent des hauts cris lorsque nous leur faisons part de notre intention de monter jusqu'à l'Aigoual le lendemain...ça promet !
Samedi 3 mai, St André de Valborgne - Meyruès par le mont Aigoual
La boulangère de St André de Valborgne
Départ tranquille sur les coups de 10 heures après avoir pris le petit déjeuner sur la terrasse d'un bungalow du camping fantôme. Un petit coucou à la charmante boulangère et c'est parti pour une journée...éprouvante!..1400 m de dénivelée avec des "rampaillons casse-pattes" ! Mais quelle belle journée !
La première difficulté commence aussitôt St André, d'abord tranquillement puis la pente devient de plus en plus raide sur la route du Pompidou. La direction vers le col de Salidès ne fait qu'accentuer les efforts à fournir mais...soyons fous ! L'arrivée à ce premier col est un vrai bonheur, autant pour les yeux que pour une certaine satisfaction personnelle...mais ça redescend de l'autre côté pour mieux remonter ! Et c'est la partie la plus éprouvante qui nous attend...rampaillon de chez rampaillon ! La récompense arrivera après, sur une petite route de crête de toute beauté. Le mont Aigoual n'est pas encore atteint pour autant ! René, notre Richard Virenque (la dope en moins !) nous attend à Cabrillac d'où il nous reste encore 8 Km de montée pour l'Aigoual. Nous partons comme un seul homme et y arriverons disons....un homme après l'autre ! Cuits mais contents ! Nous sommes en haut de l'Aigoual (1567 m) par un des rares jours de beau temps dont il bénéficie ce qui nous permet de jouir d'une vue splendide sur les monts des Cévennes.
Les trois copains à l'Aigoual
La descente sur Meyruès par le col de Perjuret est un vrai régal. L'arrivée au camping un vrai bonheur pour les jambes ! Meyruès est une charmante bourgade où l'on pressent déjà une activité touristique intense.
Dimanche 4 mai, Meyruès - Millau par les gorges de la Jonte
C'est une journée qui nous remettra des efforts de la veille. Nous gagnons Millau via les gorges de la Jonte. Temps superbe, tout comme les gorges...
La petite route qui longe la Jonte est toute indiquée pour la flânerie. D'ailleurs, les vélos s'arrêtent souvent pour admirer un paysage, un village, une curiosité...belle vallée que nous descendons au rythme du "cycliste-contemplatif"...pour atteindre Millau par la rive gauche de la Jonte (la plus belle pour des vélos) sous un soleil qui laissera quelques traces propices au tartinage de biafine !
L'Arcade du Berger
Millau...la ville où Godfrain n'est plus le maire! C'est encore meilleur d'y entrer! Nos tentes se dressent au bord de la Dourbie, rivière que nous remonterons demain. Dégustation de la spécialité locale: le couscous au roquefort! (:lol:)
Lundi 5 mai, Millau - Le Caylar par les gorges de la Dourbie, Nant et La Couvertoirade
Comme prévu, nous remontons les gorges de la Dourbie. Comme prévue le temps s'est gâté...mais il ne pleut pas ! Pas encore car on nous le dira à longueur de journée: c'est le vent de Bordeaux, il pleuvra dans l'après midi...
En attendant, ce temps couvert ne nous empêche pas d'apprécier la beauté du site traversé. Le "roulage" est tranquille car même si nous remontons la vallée, la pente est douce. Il en sera ainsi jusqu'à Nant.
Nant
L'itinéraire initial devait nous mener à St Jean du Bruel mais Marcel a eu un coup de blues et a préféré l'idée d'un pèlerinage à La Couvertoirade...alors va pour La Couvertoirade, on ira camper au Caylar. Nant est en bas, La Couvertoirade est en haut, sur le plateau du Larzac...vous voyez ce que je veux dire ? La pluie tant annoncée n'est toujours pas d'actualité et nous amorçons la grimpette sur le Larzac dans de bonnes conditions: pas de soleil et pas de flotte ! Les nuages accentuent encore le caractère austère du plateau. C'est une ambiance qui me plaît. La lumière et les paysages dégagent une force sauvage.
La Couvertoirade, porte Sud
La Couvertoirade, à cette époque de l'année, n'est pas envahie de cars de touristes mais quelques marchands du temple tiennent boutique ouverte, ce qui nous permet de penser à nos proches avec l'achat de "petits cadeaux qui font plaisir" !
Il fait frais mais toujours pas de pluie. Direction le Caylar pour passer la nuit. A l'entrée du village, un monsieur qui a failli se planter en descendant des marches à vélo nous demande: "D'où venez-vous?", ce qui amène une réponse toute logique: "Vous savez où est le camping?", ce qui, en terme de dialogue atteint des sommets ! Il nous apprend que le dit camping est fermé et nous propose de venir planter les tentes dans son jardin, ce que nous acceptons volontiers.
Hubert et Françoise, nos hôtes du Caylar
Hubert, tel est son nom, nous rencarde à 19 heures pour l'apéro et c'est devant un verre de Chardonnay des plus goûteux que nous échangeons nos expériences de randos cyclistes et pédestres.
Après le repas pris à la pizzéria locale, nous regagnons les tentes sous les premières gouttes et ce n'est qu'une fois bien installés dans nos sacs de couchage que la pluie se met à tomber...toute la nuit !
Au matin il pleuviote toujours. Le temps de faire honneur au petit déjeuner proposé par Hubert et son épouse Françoise la pluie aura cessé et nous prenons la route du cirque de Navacelles sans avoir à passer les tenues de pluie.
Mardi 6 mai, Le Caylar - Ganges (St Bauzille de Putois) par le cirque de Navacelles
Marcel ne connais pas le canyon du Colorado local. Nous nous y rendons en traversant le plateau sous la grisaille qui lui sied si bien.
Rien à dire, le site est toujours aussi majestueux et c'est un vrai plaisir que de se rendre à la Baume Auriol pour surplomber la Vis et le village de Navacelles.
La descente sur Madières est vertigineuse. Elle nous donne l'élan nécessaire pour gagner Ganges, notre étape du jour.
Ganges, camping fermé. Il est ouvert à St Bauzille le Putois à 6 Km de là. Tentes installées, nous avons le choix entre 4 restos pour le repas du soir. Après un parcours du combattant, force est de constater que les 4 restos sont fermés malgré les grands panneaux fléchés partout dans le bourg les indiquant "ouverts"...les boules !
Mais sûrement pas les meilleurs restaurateurs !
Une charmante dame nous propose de nous amener à Ganges. OK, nous reviendrons en taxi. Mais de taxi, à Ganges, après 20 heures, y'en a pas !
Ça ne nous coupe pas l'appétit pour autant...on verra après ! 22h 30, sortie de Ganges, pouce en l'air...la première voiture s'arrête ! Deux jeunes "d'origine maghrébine" regagnent leur cité de Montpellier et nous déposent à proximité du camping...y'a de quoi remettre à jour les clichés, non? Et en plus ils respectent les limitations de vitesse, même la nuit ! Merci les gars.
Mercredi 7 mai, St Bauzille le Putois - Uzès
Direction Uzès par Sauve. Le soleil a fait sa réapparition. Belle étape qui sent le retour: demain soir nous serons à Vedène...En attendant jouissons des paysages, des villages, des odeurs et des rencontres.
Sauve
La dernière partie, entre Moussac et Uzès emprunte une route fréquentée par les camions...avant-goût du retour à la civilisation?
Jeudi 8 mai, Uzès - Vedène par Sauve
Dernière étape. Au sortir d'Uzès, après un arrêt au départ de l'aqueduc romain qui mène au pont du Gard puis à Nîmes, une petite route nous embarque dans une campane verte de printemps sous un soleil amical. Marcel en profite pour se tromper et se dirige carrément Nord-Sud au lieu de Sud-Nord...n'aurait-il pas envie de rentrer?
Nous traversons des garrigues de chênes verts fleuries d'Aphylantes de Montpellier. Puis arrive les routes un peu plus larges, avec des rond-points, avec des voitures...le fort St André de Villeneuve annonce la proximité d'Avignon, les premières pistes cyclables nous aident à pénétrer dans la ville.
Une bière sur la place du palais des Papes envahie de touristes et c'est le retour à Vedène........et les premiers jets du tour du Gers que nous prévoyons en septembre !
Toutes les photos ICI
31 mars 2008
Refuge Wallon et lac d'Aratille
Comme chaque année depuis maintenant 3 ans, Andrée et Bernard proposent aux anciens collègues de travail de "Dédée" une sortie "raquettes-skis de rando".
Cette année, la destination est le refuge Wallon (1866 m) au départ de Cauterets (Pont d'Espagne 1625 m) et le lac d'Aratille (2247 m).
La météo prévoit un créneau de beau temps pour le week end des 29 et 30 mars. Confirmé à l'arrivée au Pont d'Espagne.
L'arrivée au Pont d'Espagne
Manquait à l'appel notre camarade Matthieu, victime d'une angine foudroyante la veille du départ. Une pensée émue...
La vallée du Marcadau (lieu du marché) n'est plus le lieu où se retrouvaient les maquignons français et espagnols...se retrouvent là aujourd'hui touristes, marcheurs, grimpeurs français et espagnols !
Passé le vaste plateau du clot, commence la montée sous les arbres vers le refuge Wallon.
En plein effort
Au pont d'Estalounquet la vallée se découvre et le gave descendant tout droit du port du Marcadau (puerto de Penticosa pour les Espagnols) nous invite à le remonter jusqu'au refuge Wallon.
Le gave Marcadau, au fond la Grande Fache
Le refuge Wallon
Les blanches estives
Après une nuit pendant laquelle le vent s'est fait entendre sous les combles du refuge, nous nous préparons pour gagner le lac d'Aratille, chemin naturel vers le col du même nom, le col des Mulets et le refuge des Oulettes de Gaube, passage obligé des HRPistes.
Vers le lac d'Aratille
La progression vers le lac, dans ce paysage enneigé est de toute beauté. Quelques isards se détachent sur le blanc immaculé et nous rappellent que la vie est bien présente en cette saison où tout marche au ralenti.
L'épais tapis de neige permet un accès au lac plus direct que le sentier qu'on emprunte en été.
Sous la neige, le lac !
Sur le plateau du lac où souffle un vent à décorner les boeufs !
Le retour s'effectue par le même chemin mais pas par les mêmes conditions météo. Les nuages s'accumulent et les premiers flocons tournoient lors de la pause casse-croûte, à l'abri du vent sous de vénérables pins.
Casse croûte de midi sous les premiers flocons
La neige ne cessera pas de tomber tout au long du retour vers le Pont d'Espagne. Ambiance "grand Nord", pas désagréable du tout.
En redescendant, on devine à peine le refuge Wallon que nous laissons sur notre gauche
Ici !
Retour au Pont d'Espagne
Après une descente prudente sur Cauterets pour cause de route enneigée, nous prenons la direction de Tournay où pour clore le week-end, Bernard nous a concocté une potée à la saucisse de Mortau dont il a le secret...
Le bonheur...c'est simple comme de bons amis !
Toutes les photos de la balade ICI
24 février 2008
Sortie printanière au pic Cagire
Parfaitement!...sortie printanière en février!
Départ tranquilou samedi matin 23 de Castelnau, direction Saint Béat et le col de Menté.
Il fait bon. Il est clair que la journée sera belle et chaude. Les premiers pas dans le sous-bois font monter la température interne rapidement et les premières couches s'en vont garnir les sacs. Comme on dirait par chez moi: "on va le payer !", c'est pas normal un temps pareil à cette époque...
Catherine, Lionel, Martine, Chantal, Jean-Marc, Olivier et Philippe à la prise de vue!
Philippe!
Bon, ben on profite de cette douceur et on verra bien après! Si Pâques doit avoir lieu "au tison" on s'adaptera!
La vallée de la Garonne se dévoile au fur et à mesure de notre approche du pas de l'Escalette. Au col nous apercevons le Cagire.
Pour l'atteindre nous devrons cheminer par un passage aérien de toute beauté.
Des passages côté nord méritent un minimum d'attention pour ne pas glisser sur des plaques de neige gelées et verglacées. L'aventure ne nécessite pas pour autant des crampons!
Le retour au soleil, au pas de l'Âne, nous permet d'admirer le pic du GAR auquel nous avions rendu visite l'an dernier à la même époque (et par les mêmes conditions météo!).
Du pas de l'Âne la grimpette est tranquille jusqu'au sommet du Cagire. Quel panorama! A nos pieds, St Gaudens et toute la plaine des hautes Pyrénées jusqu'à la haute Garonne en passant par le Gers...plein Sud les 3000 du Luchonnais. Le Vallier à l'Est, le Néouvielle à l'Ouest.
Casse-croûte agrémenté de côtes de St Mont (transvasé dans une bouteille plastoc pour faire MUL !)
et c'est le retour au col de Menté par un autre chemin que l'aller, moins majestueux mais plus sécurisant.
Toutes les photos ICI
Prochain site visé: le castillo Mayor pour son panorama unique sur le massif du Mont Perdu.
31 décembre 2007
Élan stoppé net à la Glère....
Quelques photos "entre Campana de Cloutou et la Glère"
Je l'attendais depuis un moment ce rendez-vous chez Nathalie à Bagnères de Bigorre.
Jean-Marc et moi sommes arrivés les premiers, vers 17h 30. Sont arrivés ensuite direct from Bidart Thierry Highpic et Fabienne, sa Dame. Plus tard encore, de sa Lorraine, natale Thierry Eraz, puis de Bordeaux François-Luc Luccio et Mathieu Mateo, et Yann Bip Bip de Lourdes, les frangins Olivier des Antilles et Philippe d'Australie (!)
A signaler l'arirvée de Thierry Eraz en compagnie d'une gastro qui le laisse pas frais pour la soirée!...
Nathalie et Valérie ont accueilli tout ce joli monde avec gentillesse et prévenance.
Et pourquoi donc étaient-ils tous là ces gaillard (es) ?
Figurez-vous que les dénommés Thierry Highpic et Yann(un autre Yann, de Bordeaux que nous retrouverons plus tard avec son pote Jean-Pierre) ont concocté une sortie hivernale dans les Pyrénées avec, comme apothéose, un réveillon du 1er de l'an au refuge de Campana de Cloutou et y ont invité ceux et celles intéressés par ce projet.
Garbure
Tout ce joli monde se retrouve autour de la garbure (sauf Thierry!) qui mijote depuis la veille grâce au dévouement de Nathalie. Chacun trouve sa place pour dormir: salon, cuisine, chambre et salle de bain sont investis!
Squatters!
Le premier jour (vendredi 28/12) consiste à apporter force victuailles au refuge!
Thierry va beaucoup mieux, le temps est beau, la montée s'effectue sans problème et ceux qui ne connaissent pas l'endroit découvrent l'itinéraire suivi par le GR 10 jusqu'au refuge. Nous ne tardons pas à chausser les raquettes pour faciliter notre approche.
Le frais matin
Nathalie
Le refuge est suffisamment grand pour accueillir une trentaine de personnes. Matelas et couvertures sont à disposition. Un poêle ne demande qu'à être allumé, deux sacs de charbon attendent d'être consummés...
Le refuge de Campana de Cloutou
Retour à Bagnères chez Nathalie...nous serons trois de plus: Marianne et Igor + un autre Thierry, un pote à Mathieu. En parlant de Mathieu, ce dernier a récupéré la gastro de Thierry et n'est vraiment pas dans son assiette...
Samedi matin.
Mathieu ne va pas bien du tout et décide de rentrer à Bordeaux avec Valérie qui ne peut rester avec nous.
Les autres ont rendez-vous au parking de Tournaboup au-dessus de Barèges pour monter au refuge de la Glère (nous y retrouvons Yann et Jean-Pierre). Dimanche: la Glère / refuge d'Aubert par la brèche de Chaussenque. Lundi: refuge d'Aubert / Campana de Cloutou par la hourquette de Caderole. Mardi: retour à Barèges par la hourquette de Caderole.
Les "Chasseurs Pyrénéens"!
La montée à la Glère est une large piste tout enneigée. La progression à raquettes ne devrait pas poser de problèmes...pourtant il m'est difficile de mettre un pied devant l'autre...coup de mou dû à la sortie de la veille? Toujours est-il que les 750m de dénivelée me coûtent...
Le refuge de la Glère
Tandis que mes compagnons s'initient à l'utilisation de l'ARVA et escaladent "la face Nord" du refuge, je chausse les raquettes et m'en vais en reconnaissance du terrain qui nous attend demain. Jambes en coton...je pédale dans la poudreuse à la moindre grimpette et fatigue rapidement. Je ne peux pas affronter la brèche de Chaussenque dans ces conditions: la souffrance va l'emporter sur le plaisir et c'est pas ce que je suis venu chercher...et puis je risque de perturber le groupe.
Je fais part de mes inquiétudes à Jean-Marc. Il est d'accord pour redescendre, lui-même ne se sentant pas à la hauteur de l'épreuve. Thierry, le copain à Mathieu décide lui aussi de redescendre demain matin.
Chaleur...pas qu'humaine!
La nuit arrive, la neige tombe, qu'est-ce qu'il fait bon être à l'abri près d'un bon feu. Je suis perturbé par la décision que j'ai prise...
Ils disparaissent dans la brume...
Le dimanche matin je me sens en pleine forme à tel point que je suis à deux doigts de revenir sur ma décision de la veille. La sagesse me dit de redescendre...
Je propose à Jean-Marc de rester à Bagnères ce dimanche et de rejoindre le groupe lundi à Campana de Cloutou avec Nathalie, Marianne et Igor...il préfère rentrer.
Dimanche soir, à la maison, ma tête est quelque part dans les Pyrénées. Ce n'est jamais facile de renoncer...pourtant le lundi me dira que j'ai bien fait d'écouter Jean-Marc: les premères nausées se déclarent au moment du petit déjeuner! Je n'avalerai rien de la journée ! Traitement de cheval à coup de jus de citron, de tisane et de bouillon de poireau! Efficace puisque le lendemain midi je pourrai partager le repas de belle maman!
Et de me demander comment j'aurais été pour aller au refuge de Campana de Cloutou!
Pour la suite du récit, je vous invite à vous rendre ici
C'est la troisième fois que je randonne avec des "MUL". Nous avons effectué une sortie du côté du Visaurin et du pic d'Aspe. Une autre aux pics d'Enfer, par des conditions météo pas évidentes. Je ne garde aucune amertume de cette sortie "amputée", à quoi bon? J'assume pleinement les décisions que je prends. Et je partage complètement le bonheur de mes compagnons. Nous nous retrouverons pour une autre sortie...
20 novembre 2007
Balade dominicale en vallée de Bethmale
Objectif du départ: le mont Valier au départ du col de Core, au fond de la vallée de Bethmale, en Ariège.
Les photos de "Balade dominicale en vallée de Bethmale"
La neige tombée durant la semaine écoulée nous a amené à réviser nos prétentions...alors, n'ayant pas trop d'info sur l'état du terrain, nous avons convenu d'une balade "adaptée" sur place. Seuls certitudes: le temps est superbe et il fait très froid!
L'accès au col de Core est fermé. Nous sommes donc parti du lac de Bethmale avec l'intention desuivre le GR 10 jusqu'à l'étang d'Ayès. La trace imprimée dans la neige la veille par quelques randonneurs nous invite à l'emprunter dans de bonnes conditions de marche.
Après avoir chaussé les chaussures adaptées à la vallée de Bethmale nous empruntons le GR 10 qui s'élève en lacets et pente douce dans la forêt de hêtres. nous ne ressentons pas trop le froid vif et rapidement nous enlevons une couche de vêtement...Le GR, bien balisé se laisse faire...
La neige fraîche donne aux sapins des allures de cartes de Noël ou de cartes de voeux. Je me rappelle les émois ressentis par le môme que j'ai été un jour (parfaitement!) aux premières chutes de neige dans ma Lorraine natale...je crois avoir gardé les mêmes yeux et le même ravissement pour ces bonheurs simples. A voir Frédéric user de son appareil photo, j'imagine qu'il doit être dans le même état d'esprit.
Nous arrivons à une cabane cotée 1383m d'où nous contemplons la vallée de Bethmale dans toute sa longueur. A l'Est et à l'Ouest des pics et des cimes enneigés que nous essayons de nommer. Petite erreur sur l'itinéraire lorsque nous reprenons notre marche...due aux émotions sans doute! Nous retrouvons assez vite le GR pour accéder par "rampaillons" interposés au col d'Eliet. Une autre cabane nous y attend, en meilleure état que la précédente: bas flanc pouvant accueillir 8 à 10 personnes, cheminée et bien entretenue. Une pause s'impose! A nouveau les regards vagabondent de pic en sommet, de forêt roussie par le gel en vilage bethmalais...séquence contemplation!
Nous sommes complètement sortis de la forêt. La courte montée au col d'Auèdole s'effectue dans une neige fraîche et épaisse...qu'il est bon d'y marcher les pieds au chaud et au sec dans des chaussures top!
L'étang d'Ayès n'est plus loin. La cascade qui l'alimente est immobilisée par le gel. L'étang lui-même ne retrouvera sa fluidité qu'au prochain printemps. Tout n'est que pierre et glace.
Après nous être restaurés, nous tentons de revenir au col d'Auèdole en contournant une crête. L'initiative est "hasardeuse" au vu des barres rocheuses et de la neige, source de pièges. Nous préférons renoncer et revenons au lac de Bethmale par le même itinéraire.
Assurément, le Valier se fera désirer jusqu'au printemps prochain. Pour l'instant, cette balade tranquille nous aura permis de passer un dimanche fort agréable, loin des rumeurs d'en bas!
14 novembre 2007
Contre-pied au pic Lustou...
Super temps annoncé dans les Pyrénées en cette fin de semaine. De quoi se laisser tenter pour aller faire une virée sur un 3000 avant l'arrivée de l'hiver, non?
Les photos de "Contre-pied au pic Lustou..."
Forts de ces prévisions météo, mon copain Philippe et moi-même décidons d'aller chatouiller le sommet du pic de LUSTOU.
Petite note laissée sur le cahier dans la cabane (2100m):
"entre 30 et 50cm de neige! Le LUSTOU attendra!"
Récit:
Départ de la rando après le pla de Frédancon, peu avant l'Hospice du Rioumajou en vallée d'Aure (mieux vaut être mort etc...) à 1400m. La neige est déjà là! Oh encore timide mais le LUSTOU est 1600m plus haut et je commence à m'inquiéter de la réussite de notre projet!
Nous sommes arrivés ici pépères, tranquilles comme Baptiste.
Même pas les guêtres dans l'auto tellement on pensait marcher sans souci par cette magnifique journée du 1er novembre...On s'attendait bien à rencontrer un peu de saupoudrage en arrivant au sommet mais là...on s'est fait eu! Et on n'était pas les seuls! Deux randonneurs utilisant le même itinéraire que nous ne s'attendaient manifestement pas à attaquer la saison "raquettes" avant l'heure!
Mais bon, nous y sommes, alors avanti!
Évidemment, plus on grimpe, plus il y a de neige, plus il faut lever les jambes, plus ça tire dans les cuisses et plus ça fatigue...
Nous arrivons à la cabane (2100m) en ayant avalé déjà pas mal de poudreuse. Sur le "livre d'or", Danièle et Daniel, passés par ici le dimanche 28 mentionnent un magnifique temps d'automne mais ne font nullement allusion à la neige. Un petit retour en arrière nous remémore qu'il a plu en plaine mardi et mercredi et, qu'en plus, il faisait un tantinet frisquet...ne cherchons pas plus loin...le mauvais temps de la plaine gersoise s'est traduit ici par des chutes de neige abondantes et à faible altitude...ça m'apprendra à ne pas consulter la météo montagne avant de partir!
La progression se fait....lentement! Le temps est superbe, le ciel d'un bleu insolent, ça commence à tirer un peu partout dans les cuisses et les mollets...à 2500m nous nous posons sur des rochers pour casser une croûte. Nos compagnons de rando décident de ne pas aller plus loin. nous prenons la même décision...déjà qu'à 4 pour faire la trace c'est pas de la tarte, alors à deux! Il reste entre 400 et 500m avant le sommet. A l'allure où nous progressons cette aventure nous mènerait bien tard avec la fatigue en prime.
La descente n'est pas non plus de tout repos.
25 septembre 2007
A vélo en Languedoc
5 jours à se balader à vélo avec mes copains René et Marcel, c’est précieux…
Marcel
est venu de sa Lorraine natale rejoindre René à Vedène, à côté
d’Avignon. Ils sont partis tous les deux de Vedène, à vélo, pour un
circuit de 8 jours en Languedoc. La première étape les a menés à
Sommières, la seconde à Clermont l’Héraut et c’est là que je les ai
rejoints, sous les flonflons de l’orchestre qui entraînait quelques «
sexa » encore gaillard(e)s dans des pasos, marches et autres tangos sur les
allées Salengro.
Clermont l'Héraut
Retrouvailles chaleureuses, tout sourire. Il faut dire qu’on s’apprécie beaucoup et qu’on ne se voit pas si souvent !
Rapidement
nous survolons le parcours qui nous attend. René a tout préparé : le
circuit, les étapes, la réservation des hôtels…Avec Marcel, ils ont
l’habitude de se retrouver chaque année pour une semaine de vélo, ils
sont rôdés ! Cette année je fais figure de « petit nouveau » dans leur
escapade.
Les retrouvailles de 3 "potos"...
Les étapes : Saint Chinian, Carcassonne, Sigean, Agde. Nous nous séparerons quelque part au-dessus de l’étang de Thau. Ils rejoindront Vedène via Aigues Mortes, je récupèrerai ma voiture à Clermont l’Héraut…mais nous n’en sommes pas là et tout commence ce soir autour d’un bon « gueuleton » !
En souvenir de Dame Carcasse!
C’est mon baptême en matière de rando-vélo. Je m’interroge sur mes capacités à suive le train de ces « vieux routiers »….sans trop m’en faire toutefois car je sais qu’ils sont adeptes de la balade « cool », la balade qui s’autorise les arrêts là où les sens sont mis en éveil, la balade qui s’autorise des « variantes » si l’intérêt s’en fait sentir. Je n’ai pas à faire à des « bourrins », loin de là. Je le savais avant de partir.
Le matin est un moment important pour bien démarrer la journée. Nous étudions le parcours du jour autour d'un bon petit déjeuner et rectifions, si nécessaire, son tracé. En général nous arrêtons le trajet prédéfini par René et en cours de route….nous réajusterons éventuellement !
Nous avons eu un temps superbe tout au long de cette semaine. Un seul jour de vent, pour gagner Carcassonne au départ de Saint Chinian. Le Canal du Midi a permis d’être quelque peu à l’abri.
Au Somail, sur le Canal du Midi
Le Canal du Midi ! Marcel est tombé sous le charme ! Nul doute qu’il y reviendra pour l’emprunter sur toute sa longueur. D’autant qu’en remontant vers Agde nous avons emprunté un morceau du Canal de la Robine (il relie Narbonne à la mer et rejoint le Canal du Midi) qui passe entre les étangs de Bages et de l’Ayrolle et que ce parcours sous les pins, entre deux eaux, est de toute beauté.
Le canal de la Robine
La bonne humeur a régné tout au long du périple, y compris lors des brouilles « Marcel-Shimano » ! Ah ! Les soucis de dérailleur, pression des pneus, guide plateaux ! Ça fait partie des « charmes » du voyage dès l’instant qu’ils sont facilement réparables. Et ce fut le cas. Aucun problème mécanique n’est venu entraver notre « irrésistible progression » !
Mécanique...
La
traversée des Corbières restera mon plus beau souvenir. Lagrasse, un
des plus beaux villages de France et son abbaye bénédictine.
Villerouge-Termenès et son château, refuge du dernier Parfait cathare Bélibaste.
Les gorges du Torgan en descendant sur Padern dont le château abrita des chevaliers occitans en rébellion au Roi de France.
Le temps nous manqua pour rendre visite à Peyrepertuse et à Quéribus, hauts lieux de la résistance cathare…nous y reviendrons !
Lagrasse et le château de Padern
La
remontée vers Avignon s’effectua en longeant, autant que faire se peut,
la côte méditerranéenne : Port la Nouvelle, Gruissan (les chalets sont
bien « clean » !), Narbonne plage (baignade obligatoire !), Valras, et
à nouveau sur le canal du Midi au Sud de Béziers jusqu’à Agde.
L’arrivée
à Agde fut « épique ». Après 120 bornes de route il nous tardait de
rejoindre au plus vite l’hôtel afin de nous doucher et prendre un peu
de repos…las ! l’hôtel « Les deux Frères » n’a pas été facile à trouver
! Au cap d’Agde existe un site où deux rochers jumeaux sont appelés «
Les deux Frères ». c’est donc tout naturellement que les personnes
rencontrées nous ont indiqué la direction du cap d’Agde…En fait l’hôtel
n’a rien à voir avec les rochers en question et est situé à l’opposé du
cap d’Agde ! Le plus fort c’est qu’en arrivant, nous nous en étions
arrêtés à 50 m pour boire un coup ! Ah le final à Agde…super!!!…
17°!
Les soirées furent consacrées à la gastronomie locale ! Pas question pour Marcel de s’arrêter à Carcassonne sans aller déguster un cassoulet à la Cité ! Les cuistots de « Dame Carcasse » surent nous contenter ! Le petit blanc de pays servit régulièrement d’apéro après les journées de « pédalage intensif » ! Saine thérapie ma foi !
La Cité de Carcassonne
Notre parcours commun prit fin au-dessus de l’étang de Thau. Nord-Est pour René et Marcel, plein Nord pour moi vers Clermont l’Héraut.
L'étang de Thau
Tout n’a pas été dit dans ce compte-rendu succinct…des oreilles ont dû siffler lorsque nous évoquions les amis communs de Lorraine et d’ailleurs…Ce qu’il faut retenir c’est qu’il est bon de partager de tels moments avec les gens qu’on aime…
14 août 2007
Tapas à 100 balles?..
Les photos de "Tapas à 100 balles?.."
Comme chaque année mes potes montagnards et moi-même sommes allés
planter la tente au hasard du bivouac dans nos chères Pyrénées.
Cette année, direction le port de la Bonaïga dans le Val d'Aran pour aboutir au charmant village de Tavascan.
Présentation de l'équipée sauvage par ordre d'apparition à l'écran:
Martine, Michel, Lionel, Jean-Marc, Philippe, Évelyne, Christian, Chantal et Betty
Une fois encore Pyrène nous a protégé des vilains orages et du mauvais temps...Les cieux dégagés nous ont permis d'apprécier des paysages pyrénéens d'une beauté sauvage propre à ce coin du Val d'Aran.
Au départ du Port de la Bonaïga
Estany Pedo
L'étape du jour: refuge non gardé de Gracia-Airoto. Une mise en jambe avec une dénivelée de 300 m environ pour préparer les jours qui suivent!
Le "sauciflard", compagnon obligé du randonneur!
2ème jour: refuge de Gracia-Airoto - Quelque part avant le col de la Cornella par alos de Isil...
Il fait chaud. Suite à une erreur d'orientation nous optons pour une descente sur Isil, pensant récupérer un sentier qui nous ramène vers la Cornella..."L'autochtone" contacté à Isil nous déconseille vivement cette option: le sentier se perd dans la montagne et les repères visuels dans les arbustes sont nuls! Nous remontons les 3 Km de route qui nous séparent d'Alos d'où nous pourrons récupérer l'itinéraire normal. 3 Km sur la route et sous le "cagnard"...les randonneurs compatirons! Pause à Alos où l'eau fraîche de la fontaine et l'ombre des arbres sur la place en font un endroit tout indiqué pour casser la croûte. Après nous être restaurés et reposés nous en sommes encore pour 2 Km de bitume pour rejoindre un sentier et nous élever loin de la "civilisation"!
Pause sur le chemin d'Isil
Sur la place d'Alos de Isil
Vers le col de la Cornella que nous franchirons demain...
Le bivouac
3ème jour:
Le franchissement du col de la Cornella nous ouvre
les portes sur les monts Rouch. Avant de basculer de l'autre côté de la
sierra de Pilas, les cols de Curios et de Calberante solliciteront
encore cuisses, mollets et genoux...Jean-Marc et Philippe commencent à
avoir quelques soucis avec leur genou...ils souffriront en silence!!!
Au
lac supérieur de Calberante Philippe tape dans l'oeil d'une grenouille
qui ne veut plus le quitter!..Greugreu (c'est son nom!) s'est entichée
de notre camarade et c'est non sans peine que nous la rendons au lac.
En haut, le col de la Cornella
Greugreu la grenouille amoureuse
Bain de pied au milieu des grenouilles "mangeuses de pied"!
Agua!
Entre le col de Calberte et l'abri Enric Pujol
Accès à l'abri Enric Pujol
La longue descente vers Noarre
4ème jour:
En route vers le refuge de Certascan et la ceveza!
Mais avant cela, 1000 m de dénivelée positive! Faut la mériter la cerveza avec la mousse qui pétille!
Noarre
Le cairn annonçant le refuge
Le lac de Certascan
Devant le refuge
Dernier bivouac
C'est fini! En route vers les tapas!
Les secousses de la piste dans le quaquatle...
Et une cerveza à Tavascan!
L'apothéose!!!
Tapas à Arties
13 mai 2007
Pic d' Enfer
29 mai 2007
Retour de l' Enfer....
En ce week-end de Pentecôte les archanges Ste Fabienne, St Thierry, St Frédéric, St Luccio et St Antoine et votre serviteur avaient mission de se rendre au pic d'Enfer afin d'y terrasser le démon.
Rendez-vous est pris à Panticosa, province d'Aragon Espagne, le samedi matin, pour accomplir cette oeuvre purificatrice
El Diablo nous envoie la pluie du ciel pour tenter d'enrayer notre ascension...mais el Diablo ne sait pas ce que sont capables de faire 6 têtes de MUL... Nous passons, sans trop y prêter le regard, à la station des bains de Panticosa en pleine expension. C'est samedi, les grues et les bétonnières sont au repos ainsi que les pauves gars à qui l'on a confié une partie du "miracle économique" espagnol.
La montée au lac de Bachimana sous la pluie (légère qu'elle est la pluie, MUL quoi!) s'effectue sans difficulté majeure. Nous devinons une vallée promesse de paysages grandioses comme on en rencontre tant dans les Pyrénées. Le pic d'Enfer se devine dans la brume qui se déchire par endroits. Satan ne perd rien pour attendre! Allez Louïa!
Nous
croisons quelques névés qui laissent supposer que plus haut...ben qu'il
y aurait encore pas mal de neige, que ça serait pas surprenant. Les
entraves sataniques ne nous arrêterons pas!
D'ailleurs,
l'archange-Chef Thierry profite d'un passage sur un névé pour nous
enseigner la technique dite "de l'araignée" censée sauver nos âmes et
nos corps en cas de chute. L'archange Antoine semble très au point avec
cette tecnique et sa veste rouge lui donne des airs de "Spiderman" du
plus bel effet! Quant à l'archange Frédéric on le sent nettement plus à
l'aise dans le "planté de piolet"!
Tout ça pour dire que le Malin peut planquer ses fesses! La Horde de St MUL est en route tractée par Thierry, le 1er du nom!
Nous
apercevons la cabane dans laquelle nous devons passer la nuit et
affiner notre expédition du lendemain. Mais y'a encore une bonne heure
de marche avant de l'atteindre! Les minutes espagnoles ne correspondent
pas tout à fait aux nôtres! 2h 15 qu'ils disaient en bas!...pensa!
Après
avoir franchi à gué les torrents mis sur notre chemin pour entraver
notre divine randonnée, nous parvenons enfin à nos appartements.
Sûr...ça n'a pas grand chose à voir avec l'hôtel 5* croisé aux bains!
Mais les MUL savent se passer du confort petit bourgeois et leur
légendaire abnégation fait de cette frustre cabane un lieu de vie
fraternel et chaleureux...
Il
faut reconnaître à nos amis Espagnols leur avance en matière d'écologie
car le centre de tri sélectif est directement accolé à la cabane...
Le
ciel est dégagé. De notre repaire nous pouvons observer le col de
l'Enfer et l'antre du Démon...L'approche s'annonce longue et difficile.
L'accès en sera ralenti par les névés encore bien présents en cette
saison. Nous avons toute la nuit pour élaborer notre stratégie...bon,
d'accord, tout le monde roupille!...
Dimanche matin
Le
doux "grelin grelin" du portable de Thierry appelle tout le monde sur
le pont à 6h...foin des sommeils "hachés", des ronflements plus ou
moins mélodieux des uns et des autres, nous sommes, comme un seul homme
(y compris Fabienne!), prêts à en découdre pour venir à bout de la Bête
Immonde!..Un coup d'oeil au dehors: il fait un temps superbe! C'est un
signe! L'Enfer verra disparaître aujourd'hui son principal locataire!
C'est parti pour notre divine expédition...
Et pour parer les cornes de Belzébuth nous sortons nos griffes et nos crocs!
Progression sans problème notable dès les premiers pas sur une neige gelée. A cause de l'exposition Est du col de l'Enfer la neige voit le soleil depuis ce matin tôt et la progression devient de plus en plus délicate à certains endroits avec les pieds qui s'enfoncent jusqu'aux genoux, voire jusqu'au menton!!...
Col de l'Enfer, point de vue qui embrasse tous les pics alentour jusqu'au Vignemale.
Dernière
ligne droite avant l'ultime confrontation. Thierry entraîne le groupe à
sa suite sous l'oeil protecteur de "Jean-Pierre".
Nous enfonçons
dans une neige qui s'amollit. A coup sûr une des dernières tentative de
Satan pour mettre en échec notre expédition purificatrice...
Nous parvenons tout de même à poser le pied sur les rochers qui mènent à la dernière difficulté. Encore 100m pour accéder au chaudron de Belzébuth...Faut-il décramponner? Ne le faut-il pas? Tandis que l'équipe tente de répondre à cette angoissante question, une voix sortie tout droit de l'Enfer fait trembler tout le massif:
"Vade retro Satanas!!!"...
"Qu'est-ce que vous venez m'emm...der ici? Retournez d'où vous venez et ouvrez les yeux, bande de MUL immatures!"
Non mais! C'est pas des paroles de Diable honnête ça! Faudrait pas
confondre! Nous dire ça à nous! Et pourtant c'est bien lui du haut de
sa tanière qui nous houspille de cette manière!
Et pour renforcer son injonction il nous dresse une crête que si tu
passes dessus il vaut mieux ne pas tomber ni à droite, ni à gauche...et
en prime quelques cumulus annonciateurs d'une perturbation proche
viennent barbouiller le ciel. Satan a gagné, nous rebroussons chemin...
Notre
sentiment d'échec est adouci par le panorama qui se dévoile mais c'est
quand même avec un peu d'amertume que nous regagnons la cabane.
Les six MUL
Frédéric, Thierry, Lionel, Fabienne, Antoine et François-Luc
Les cumulus observés plus tôt annonçaient bien une dégradation de la
météo. De retour à la cabane, la brume nous entoure, la température
fraîchit et la neige se met à tomber.
Nous prenons la décsion d'allumer un feu avec le bois collecté lors de notre descente. Il est dit que ce satané Satan nous en veut encore...le semblant de poêle emboucane la cabane nous obligeant à ouvrir porte et fenêtres pour évacuer la fumée! Et quand les ouvertures sont grandes ouvertes...ben on caille! Nous décidons d'annuler l'opération chauffage qui pourrait se terminer par la découverte de six corps gentiment endormis au monoxyde de carbone...
Vu la météo, nous aviserons demain matin la suite à donner à nos pérégrinations. Pour l'heure, le repas "bivouac" avalé, les MUL se glissent dans leurs duvets afin de se réchauffer les pieds et le reste!
Lundi matin.
Un vent à décorner les isards a soufflé toute la nuit. A six heures le coucou de Fred réveille tout le monde. Dehors, c'est tout blanc et il neige. Il est donc sage d'envisager le retour à Panticosa.
Le
chemin du retour sous la neige n'est pas désagréable. Le manteau blanc
a transformé notre environnement et nous découvrons un autre paysage.
Passage de névé. Tandis que Thierry façonne des "marches" à coup de piolet, nous suivons Fabienne qui s'engage tranquillement sur la "trace" 2m en-dessous!
La descente se poursuit sous une neige tombant de plus en plus dru.
Depuis
notre départ de la cabane, aucune allusion à notre équipée de la veille
et c'est en arrivant en vue de Panticosa que sont revenues les paroles
de ce pauvre Diable bien au chaud dans son pic de l'Enfer:
"Qu'est-ce que vous venez m'emm...der ici? Retournez d'où vous venez et ouvrez les yeux, bande de MUL immatures!"
Bon sang! C'est bien sûr...nous y arrivons maintenant en Enfer...Il a raison ce bougre de Diabolo...
18 mars 2007
Autour du refuge de Bastan
Andrée, Chantal, Isabelle, Erwann et Lionel démarrent leur périple du refuge de l’Oule chaussés de raquettes tandis que Marie-Josée et les deux Bernard démarrent aux granges de Lurgues avec leurs skis de rando. Les deux groupes se retrouveront dans la soirée au refuge de Bastan.
Après l’Oule les raquettes deviennent rapidement indispensables. Il fait très beau, les paysages sont « de carte postale » et la progression vers les lacs et le refuge de Bastan ne peut se faire que dans la bonne humeur…Les lacs de Bastan sont gelés et recouverts de neige. Le pic de Bastan nous indique la direction à suivre. Face à lui, le Portarras que nous gravirons demain. Erwann, Breton frais débarqué en Gascogne, ne connaît rien de la randonnée en montagne et c’est son baptême…il ne pouvait mieux commencer ! La nature a fait en sorte qu’il ne soit pas déçu. Le groupe avance tranquillement en ne ratant rien de ce qui l’entoure, de la vallée d’Aure où on devine Saint Lary aux premiers sommets qui se révèlent au fur et à mesure qu’on s’élève : le massif du Néouvielle, le Lustou, le Batoua et bien d’autres qui barrent l’horizon de leurs sommets enneigés. Nous arrivons en fin d’après midi au refuge de Bastan qui se découvre au dernier moment…tu le vois, tu y es !
Nos amis skieurs viennent d’arriver également et nous profitons des derniers rayons du soleil pour échanger nos impressions de la journée. Ils nous confirment que l’accès au col de Bastanet, passage obligé pour le Portarras, est franchissable avec les raquettes.
Une soupe à l’oignon et une bonne nuit plus tard, nous sommes prêts à repartir. Le pic de Bastan est superbe dans la lumière du matin. Il ne fait pas particulièrement froid. La neige ne devrait pas être trop glacée pour franchir le « rampaillon » du Bastanet. Cependant, Bernard, dans sa grande sagesse, nous fait chausser les crampons avant d’attaquer la pente…Erwann va faire sa première expérience de montagnard inexpérimenté : parti à l’assaut de la pente avec ses raquettes, il se retrouve « planté » au beau milieu, raquette déchaussée, ne sachant quoi faire. Andrée ira lui porter secours en lui ramenant la raquettes perdue et un piolet qui l’aidera à rejoindre le col. La montagne, ça s’apprend...
Nous n’en resterons pas là…après Erwann, Hélène casse un de ses crampons pendant la montée ! Elle est en compagnie de Bernard. Ils attendront qu’Andrée (Saint Bernard de l’expédition !) leur apporte un crampon en bon état. Ils finiront l’ascension encordés.
Tout le monde se retrouve enfin au col pour admirer le pic du Midi qui sort de son écharpe de brume. La plaine de Gascogne est invisible sous la mer de nuages. A l’Ouest l’accès pour le pic de Bastan. A l’Est, l’arête qui mène au sommet du Portarras. C’est parti…ascension agréable sous un ciel bleu de carte postale…de part et d’autre les sommets enneigés des 3000 environnants, y compris ceux du Luchonnais à l’Est.
La petite troupe se regroupe au sommet du Portarras toute heureuse de profiter d’une aussi belle journée. La suite n’est qu'une longue descente vers les granges de Lurgues. Les skieurs se régalent à glisser sur les pentes des vallons encore bien enneigés. A noter une vieille douleur au genou qui se réveille chez Hélène. Elle ramènera sa douleur et son genou courageusement jusqu’en bas, avec le sourire s’il vous plaît…
10 mars 2007
Pic du Gar
Peut-être avez-vous aussi en tête des pics et des sites que vous voyez régulièrement sans pour autant vous y être arrêtés…
Après
le tunnel de Bielsa en descendant la vallée du rio Cinca pour aller
dans le Haut Aragon, deux sentinelles immuables : le Castillo Mayor et
la Peňa Montaňesa. Combien de fois me suis-je dit : « un jour, il
faudra que j’y ailles.. ». Et puis un jour j’y suis allé !
Il en est de même pour le pic du Gar…La route des Encantats passe par Saint Béat et dominant Saint Béat…la falaise calcaire du pic du Gar. Alors ce dimanche j’y suis allé avec mes potes ! Et quel panorama sur le massif de la Maladeta et sur les 3000 du Luchonnais !
Mes potes Michel, Betty, Jean-Marc, Christian, Chantal et Martine
10 février 2007
Lumières d'Aubrac
La neige se fait rare cette année. Pourtant cette sortie en AUBRAC a nécessité l'utilisation des raquettes pour notre plus grand plaisir.
Les grands espaces du plateau recouvert de neige....on bascule dans un autre univers!
Burons abandonnés....
Le buron est une habitation temporaire d'été que l'on trouve sur les plateaux de l'Aubrac. Jusqu'à la fin du XXème siècle les burons ont servi à loger les vachers s'occupant des troupeaux et à la fabrication du fromage(le Salers) lors de l’estive (mi-mai à mi-octobre).
Les
burons ont été abandonnés parce que la main d'œuvre nécessaire à son
fonctionnement émigrait sur Paris depuis la fin de la deuxième guerre
mondiale. La pénibilité des conditions de travail (traite des vaches
sous la pluie, le vent, la neige parfois , pas de confort de vie et de
logement)rebutaient les jeunes qui préféraient se lancer à l'assaut de
la capitale et d'un meilleur confort.
Les exigences communautaires aux fins de mise aux normes européennes ne sont pas étrangères à la disparition des burons.
Lauzes
Il
existait environ 300 burons en activité sur le plateau. Aujourd’hui il
n’en reste plus aucun. Le fromage de Salers est définitivement éradiqué
des germes porteurs de maladie (bêrk…).
Le dernier buron en activité
que j’ai vu fonctionner était tenu par deux frères. Certes, les «
experts » du service vétérinaire devait avoir les yeux qui leur sortait
des orbites de voir la fabrication du fromage dans un tel endroit, mais
qu’est-ce qu’il était bon !
Au-dessus de Laguiole...au loin, le puech du Roussillon
Un gars du pays nous a raconté
l’histoire suivante : lors d’une fête de la transhumance (en mai à
AUBRAC), des cars qui ramenaient des touristes chez eux ont dû
s’arrêter à l’hôpital de MILLAU…intoxication causée par le
fromage….fromage en provenance exclusive de la coopérative locale !
Vous savez, là où on fabrique le fromage aseptisé en blouse blanche sur
des paillasses de labo !
Bref, ma bonne dame, on n’arrête pas de marcher sur la tête et ça fait des bosses…

















































































































































































































































































































































































































